Publié le 2 août 2026
Les premiers coups de pédale d’une Semaine fédérale ont toujours une saveur particulière. Il y a ce petit mélange d’excitation et d’impatience lorsque les cyclistes quittent le kilomètre zéro, encore enveloppés par la fraîcheur matinale. Certains découvrent la Mayenne pour la première fois, d’autres retrouvent avec bonheur cette ambiance unique qui les ramène, chaque été, sur les routes de France.
Ce dimanche matin, Château-Gontier-sur-Mayenne s’est doucement réveillée au son des dérailleurs et des salutations lancées entre clubs venus de toutes les régions. Dès les premières heures, un long ruban de maillots multicolores s’est étiré dans les champs. La 87ᵉ Semaine fédérale est bel et bien lancée.
Une entrée en matière idéale
Pour cette première journée, les organisateurs avaient imaginé des parcours à l’image de la Mayenne : accueillants, verdoyants et riches en découvertes.
Les cyclotouristes ont rapidement pris la route du Pays de Laval. Au fil des kilomètres, chacun a trouvé son rythme parmi les quatre circuits proposés, de 46 à 130 kilomètres, avec juste ce qu’il faut de relief pour réveiller les jambes.
Le soleil, généreux, baignait les petites routes bordées de haies bocagères.
Très vite, les premiers arrêts photos se sont multipliés
À Cossé-le-Vivien, beaucoup ont pris le temps de découvrir le surprenant musée Robert-Tatin, véritable œuvre d’art monumentale à ciel ouvert. Le premier point d’accueil à Quelaines a connu un véritable succès au rythme de la batucada. Plus loin, les colombiers du château de Lancheneil apparaissaient entre les arbres avant que Changé n’offre une seconde pause au parc des Ondines. Laval dévoilait ensuite son château dominant la Mayenne et la basilique Notre-Dame d’Avesnières, pour les plus téméraires. Tandis que les derniers kilomètres menaient jusqu’au jardin remarquable de La Rongère, à Saint-Sulpice.
Une première journée qui rappelait déjà qu’une Semaine fédérale ne consiste jamais à accumuler des kilomètres, mais à collectionner des découvertes.
Les vététistes aussi ont trouvé leur terrain de jeu
Pendant que les routiers prenaient la direction de Laval, les vététistes et les gravelistes avaient rendez-vous avec une autre Mayenne, plus confidentielle.
Le circuit des Écluses leur réservait un enchaînement de chemins forestiers, de sentiers vallonnés et de passages au bord de la rivière. Les écluses de la Bavouse, le château de Bréon, le château de la Porte, le bac de Ménil ou encore les paysages de La Jaille-Yvon donnaient au parcours une dimension presque contemplative.
On croisait autant de sourires que de vélos couverts de poussière.
Une cérémonie d’ouverture à l’image de la semaine
En fin d’après-midi, les vélos ont laissé place au spectacle.
Le défilé d’ouverture, parti du quai d’Alsace jusqu’à l’Espace Saint-Fiacre, a réuni jeunes cyclotouristes, bandas, associations locales et animations nautiques sur la Mayenne dans une ambiance particulièrement festive. Les officiels ont ensuite officiellement lancé cette 87ᵉ édition avant un pot d’accueil partagé par plusieurs milliers de participants.
Une cérémonie simple, chaleureuse et populaire, à l’image de cette première journée.
Et puisque cette semaine accueillera des Brevets randonneurs mondiaux, c’était bien l’occasion de signer la convention entre l’Audax Club Parisien et la Fédération française de cyclotourisme pour préparer l’édition 2027 du mythique Paris-Brest-Paris !
Demain, cap sur la vallée de la Sarthe
Les jambes sont déjà un peu plus lourdes ce soir. Les batteries des GPS sont en charge. Les cartes des parcours sont ouvertes sur les tables de camping.
Demain, les cyclotouristes prendront la direction de la vallée de la Sarthe et de plusieurs Petites Cités de Caractère®, parmi lesquelles Saint-Denis-d’Anjou, Parcé-sur-Sarthe ou encore Asnières-sur-Vègre. Une journée où patrimoine médiéval, villages fleuris et douceur des paysages promettent une nouvelle immersion au cœur du Grand Ouest.
Texte : Bertrand Houillon – Photos : Anissa Sidi-Moussa, Cindy Martin, Bertrand Houillon