La Baie de Quiberon par les Véloroutes et Voies vertes…

C’est à une balade quasiment sans voitures que nous vous invitons. Une boucle de 130 km à laquelle on peut ajouter deux circuits de 15 et 28 km*. Par la V45, des pistes cyclables, des chemins dans la forêt ou de petites routes tranquilles, nous nous promènerons au cœur de la Baie de Quiberon. (* deux circuits que je n’ai pas reconnus)

Il m’a fallu quatre jours pour découvrir et apprécier la richesse de la Baie de Quiberon, un territoire riche de paysages variés, riche de ses mégalithes, de la mer et ses longues plages de sable. Riche aussi de ses coquillages et de ses huîtres… sans oublier les crêpes et les galettes accompagnées de la bolée de cidre. C’est le plaisir éprouvé que je souhaite partager en feuilletant mon carnet de voyage. De plus “AURAY CARNAC QUIBERON TOURISME “vient d’être Lauréat du label « Destinations France à Vélo ». Une reconnaissance de plus pour ce territoire touristique.

Jour 1 – Je vais voir la mer

9h 00 : Auray, un lundi matin, jour de marché. Dans le centre historique, les nombreux étals ont envahi rues, places et ruelles. Difficile de circuler parmi la foule d’acheteurs et de badauds.

Le GR 34 me conduit au sommet des rampes du Loc’h bâties sur les ruines de la forteresse des Ducs de Bretagne. La vue plongeante sur le port de Saint-Goustan, au creux de la rivière est saisissante.  Le pont de pierre franchi, on découvre les étroites ruelles pavées, les maisons à pans de bois et les nombreux restaurants et crêperies.

Le port de Saint-Goustan

12h00 : Déjeuner galette sarrasin et andouille de Guéméné.

13h30 : Il est temps d’enfourcher le vélo. Direction Erdeven et les plages en suivant la V45, la bien nommée « Littorale ». Je n’ai pas encore quitté la ville que, dans le vallon du Reclus, la V45 devient sentier et se glisse dans un sous-bois. Le ton est donné, passages revêtus et non revêtus vont alterner tout au long du voyage.

Avant d’atteindre les plages, un arrêt s’impose à l’Office de Tourisme dans le centre bourg d’Erdeven. Labellisé Accueil vélo, il offre de multiples services à disposition des cyclistes : kit de réparation, consigne bagage, borne LOOPI…

Il joue également le rôle de Maison du Grand Site de France des « Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon », 35 kilomètres de côte non urbanisée. On y trouve : informations, circuits VTT, sensibilisation à la préservation des sites…

Dès la plage de Kerhillio, la véloroute longe le grand massif dunaire par un sentier souvent ensablé où il faut pousser le vélo… Du sable et la mer ! Sauvage, sauvage… Le port d’Etel est bientôt en vue, peu après la Barre d’Etel et ses impressionnants remous.

19h : Dîner à Etel : assiette d’huîtres et moules marinières. Retour à Erdeven à l’hôtel « Les Voiles Bleues » où mon vélo dormira à l’abri…

Jour 2 – Direction Quiberon

Retour sur la V45. Bientôt, j’approche de la Presqu’île de Quiberon reliée à la côte par l’isthme de Penthièvre. Route, voie ferrée et piste cyclable se fraient un passage dans les 22 mètres de la partie la plus étroite. Le point de vue est remarquable avec, d’un côté la Baie de Quiberon, et de l’autre, l’océan Atlantique et le fort Penthièvre.

10h30 : Avant d’entamer la descente vers le port de Portivy où j’ai rendez-vous avec Brian Le Cabellec, garde de la Côte Sauvage, pour une sortie nature, je ne manque pas la halte photos à la chapelle Notre-Dame de Lotivy et sa fontaine du XVIIe siècle.

C’est donc à pied, sur les sentiers balisés que je découvre la Côte Sauvage… Que voit mon œil peu averti ? La côte, des falaises abruptes, des criques sauvages, des arches creusées par l’océan et une vaste étendue aride et sablonneuse….

Grâce aux explications du guide, je découvre que, dans ce milieu naturel peu favorable, la vie est là, se protège et se défend contre le manque d’eau, la salinité de l’air, les vents violents. Les oiseaux sont à leur aise. Impossible pour moi de retenir le nom de toutes les espèces aperçues. On se baladerait des heures, mais Quiberon m’attend. Alors que la route est un véritable toboggan durci par un fort vent de face, la V45 chemine sur les hauteurs.

14h 30 : L’arrivée sur Quiberon est brutale. Au calme de la côte succède l’agitation de la station balnéaire.

15h00 : Visite de la conserverie la Belle-Iloise  dans la Zone d’Activités Plein Ouest. Une institution dans la ville depuis plusieurs générations, et dans le respect des traditions familiales ! Sardines, thons et maquereaux sont travaillés à la main, meilleure façon de respecter le poisson et de préserver sa saveur.

19h30 – Dîner sur le nouveau port de plaisance de Port Haliguen. Sur la jetée, un vieux pêcheur assis sur son casier à homard semble scruter la mer avec nostalgie. A y regarder de plus près, on découvre qu’il contemple les charmes de « l’ondine » qui le séduit depuis la jetée qui lui fait face (sculpture réalisée et offerte par l’artiste allemand Karsten Klingbeil).

Jour 3 – Des huîtres et des mégalithes

8h30 : Je prends le chemin inverse puis direction Plouharnel et Carnac. La lumière plus rasante du matin apporte plus de contrastes sur les reliefs. Ne pas rater l’embranchement direction Plouharnel. La piste cyclable devient chemin blanc au milieu de la nature. Une mare bien verte et quelques poules d’eau, un lavoir, la fontaine Sainte-Barbe près du hameau et de la chapelle du même nom. Une quarantaine de menhirs subsistent à proximité.

11h : Je rejoins l’Anse du Pô où se concentrent les parcs à huîtres. Je suis attendu chez Tibidy pour une dégustation et un échange sur le métier d’ostréiculteur.

Si, « à vélo, tout est plus beau », à table, devant un plateau d’huîtres, face à l’océan, c’est pas mal non plus !

L’Anse du Pô et les parcs à huîtres

14h30 : Balade guidée dans Carnac avec Aveloz prestataire de balades guidées à vélo. Je découvre le tumulus Saint-Michel, point culminant de Carnac et exemple de la monumentalité funéraire néolithique (125m de long, 60 de large et 10 m de hauteur). Par des chemins, nous atteignons les alignements qui font la célébrité de Carnac.

17h : Passage à la maison des mégalithes et balade à vélo le long des alignements du Ménec.

Jour 4–

Direction La Trinité-sur-Mer -port d’attache de célèbres marins, puis Saint-Philibert et Locmariaquer.

Parcours facile, il n’y a qu’à suivre la côte.

Le port de La Trinité sur Mer

11h00 : découverte des mégalithes de Locmariaquer :

– la Table des Marchands, une ancienne chambre funéraire recouverte d’un cairn, un amas de pierres sans mortier.

– le Grand Menhir brisé, un géant de pierre brisé en quatre morceaux

– le tumulus d’Er Grah, une sépulture construite sur plusieurs siècles pour atteindre près de 140 mètres de longueur.

(Circuit optionnel : Le circuit vélo des mégalithes (9 kms) – itinéraire à retrouver sur Loopi)

Le Grand Menhir brisé à Locmariaquer

Jour 5 –

Retour à Auray

(Circuit optionnel : le circuit des chapelles de Brec’h (28 kms) – itinéraire à retrouver sur Loopi

Mes coups de cœur :

  • Auray : Le port de Saint-Goustan, les maisons à pans de bois.
  • Erdeven : L’Office de Tourisme dans le centre bourg.
  • Le port d’Etel et la Barre d’Etel.
  • L’isthme de Penthièvre et le fort dans la presqu’île de Quiberon.
  • Le port de Portivy, la chapelle Notre-Dame de Lotivy et sa fontaine du XVIIe siècle et la marche le long de la Côte Sauvage…
  • Carnac : l’Anse du Pô et les parcs à huîtres, la dégustation chez Tibidy
  • La balade guidée dans Carnac avec Aveloz : le tumulus Saint-Michel, les alignements, la maison des mégalithes  (Rue du Ménec, 56340 Carnac) et la balade le long des alignements du Ménec.
  • Le port de La Trinité-sur-Mer
  • Les mégalithes de Locmariaquer (Rte de Kerlogonan, 56740 Locmariaquer)

Quelques adresses :

  •  Auray, Saint-Goustan : crêperie La Goustanaise
  • Etel : restaurant Che Luz
  • Erdeven : Hôtel Les Voiles Bleues, Route de la plage, 2 Le Narbon,
  • Quiberon : – restaurant au Vivier avec vue sur la côte Sauvage, – Hôtel La Petite sirène, 15 Bd René Cassin,
  • Carnac : – Les huîtres Chez Tibidy – 171 Rue du Po, – La maison des mégalithes, rue du Ménec, 56340 Carnac), – Crêperie « La potion magique”, 10 Rue Saint-Cornély
  • Locmariaquer : Restaurant Le Relais de Kerpenhir, 3 rue Henri Ezan,

Texte et photos : Georges Golse