Publié le 7 septembre 2026
Le vélo débute souvent par les vacances… puis se prolonge toute l’année au sein d’un club. Et si la location de vélo était parfois le premier coup de pédale d’une pratique durable ?
L’été rime souvent avec découvertes et nouvelles expériences. Parmi elles, le vélo occupe une place de choix : loué pour quelques jours, il permet d’explorer un territoire, de se dépenser ou de partager des moments en famille. Mais pour de nombreux vacanciers, cette pratique ne s’arrête pas au retour à la maison. Et si la location d’un vélo pendant les vacances était le premier pas vers une passion durable pour le cyclotourisme ?
Les chiffres de l’Observatoire Lokki pour l’été 2026 le confirment : les Français louent de plus en plus de vélos, avec une progression de 3,7 % par rapport à 2025, soit plus de 195 200 locations en France. Une tendance marquée par l’essor des pratiques sportives et spécialisées : le VTT progresse de 19,9 %, le vélo de route de 22,8 %, et le gravel, discipline polyvalente, explose avec une hausse de 58,5 %. Les itinéraires vélo et les voyages à vélo séduisent ainsi un public toujours plus large.
Les vacances, une porte d’entrée vers le cyclotourisme
Pour beaucoup, la location estivale est une période test. Avant d’investir dans un vélo, notamment un VAE (vélo à assistance électrique), quoi de plus simple que de l’essayer pendant quelques jours ? « Acheter un vélo, surtout un VAE, n’est pas un achat sur un coup de tête, car cela représente un budget important. La location permet de se faire un avis tout en gardant la liberté de rendre le vélo à la fin des vacances », explique un responsable de club FFVélo.
Le vélo à assistance électrique joue un rôle clé dans cette démocratisation. Il permet de franchir plus facilement les difficultés du terrain et de pratiquer sans appréhension, même pour ceux qui reprennent une activité physique. « Le VAE est une révolution : il permet à des seniors ou à des personnes moins en forme de continuer à rouler avec leurs proches, sans craindre de ne pas suivre », souligne un membre d’un club.
Le club, pour transformer l’essai en pratique régulière
De retour à la maison, l’envie de continuer à pédaler reste souvent intacte. Les clubs FFVélo constatent chaque année, notamment lors des forums des associations en septembre, l’arrivée de nouveaux pratiquants : des enfants, des jeunes retraités, ou encore des adultes ayant redécouvert le plaisir du vélo. « Nous entendons souvent : “J’ai fait ça pendant mes vacances, et maintenant, j’ai envie de continuer”. Nous sommes là pour les accueillir et les accompagner », précise un responsable.
Les clubs offrent bien plus qu’un simple cadre pour rouler. Ils apportent :
- Convivialité : des sorties en groupe pour tous les niveaux.
- Sécurité : des conseils techniques et un encadrement adapté.
- Régularité : une raison de ressortir son vélo semaine après semaine.
La Fédération propose d’ailleurs trois sorties gratuites pour permettre aux nouveaux pratiquants de découvrir l’ambiance et la pratique avant de s’engager.
Location et clubs : deux maillons complémentaires
La location et les clubs ne s’opposent pas, ils se complètent. Le loueur permet de découvrir et d’essayer, tandis que le club permet de progresser et de pratiquer régulièrement. Certains clubs FFVélo proposent même des séances découvertes gratuites et orientent vers des loueurs pour ceux qui souhaitent tester avant d’acheter.
Les données de Lokki montrent que cette logique d’essai concerne des équipements de plus en plus variés. Le vélo n’est plus seulement un moyen de déplacement : il devient un véritable outil de loisirs et d’aventure, au cœur des voyages à vélo et du cyclotourisme.
Une pratique accessible à tous
Que ce soit pour une balade en famille, une sortie gravel entre amis ou une randonnée sur les routes d’une région inconnue, les vacances sont souvent l’occasion de donner le premier coup de pédale. Et une fois l’envie installée, les clubs FFVélo sont là pour accompagner cette transition vers une pratique durable.
Texte : Jean-Pierre Giorgi – Photos : Floé