Publié le 7 août 2026
Lorsque le soleil disparaît derrière les arbres, la Mayenne change de visage. À la tombée du jour, plusieurs dizaines de vététistes se retrouvaient au départ de la randonnée nocturne, frontales allumées, casques équipés de puissants éclairages et sourire aux lèvres. L’ambiance est différente. Plus calme. Plus concentrée aussi. Nous y étions alors on vous raconte !
Dès les premiers coups de pédale, les repères disparaissaient.
Le faisceau lumineux éclairaient quelques mètres devant la roue. Les odeurs de sous-bois devenaient plus présentes. Les bruits changeaient. Le chant des oiseaux laissait place aux cigales, tandis que les pneus crissaient doucement sur les chemins forestiers et l’herbe sèche.
Très vite, les conversations s’espaçaient, chacun profitant de cette atmosphère singulière que seule une sortie nocturne peut offrir.
La randonnée n’avait rien d’une compétition
Elle invitait au contraire à redécouvrir les chemins empruntés de jour sous un angle totalement différent. Les reliefs semblaient plus marqués, les descentes plus ludiques et les passages boisés prenaient une dimension presque mystérieuse, avec des bruits inconnus et des chauve-souris.
À chaque arrêt, les faisceaux lumineux dessinaient une étonnante constellation au milieu de la forêt. Les participants échangeaient leurs impressions, plaisantaient beaucoup, immortalisaient l’instant avant de repartir dans la nuit mayennaise.
Nous noterons la pause soupe à l’oignon dans le parc d’un château ouvert exceptionnellement pour l’occasion : ce cadre et cette très bonne soupe ont encore ajouté à la magie de cette rando.
Cette sortie, proposée pour la première fois dans le cadre de la Semaine fédérale, restera sans doute comme l’une des grandes nouveautés de cette édition. Elle démontre que le cyclotourisme sait aussi se réinventer, proposer de nouvelles expériences et surprendre même les plus fidèles participants. Un immense merci aux bénévoles qui ont conçu et encadré cette rando.
Retrouvez la rando nocturne en vidéo sur les réseaux FFVélo et si vous y étiez, partagez votre bonheur !
Texte et photos : Bertrand Houillon